Travailler dans l'urgence

Publié le par Kejik

Quand je me suis mise au chômage, j'avais l'intention d'écrire beaucoup et de vraiment me consacrer à devenir auteur reconnu...
Mais je me rends compte que ce n'est pas si aisé : je ne sais travailler QUE dans l'urgence. C'est vraiment idiot !!!
Quand je bossais à Cat, je tapais des pages entières par jour, m'épuisant à la tâche car là où j'étais située, on pouvait voir mon écran et je devais me cacher, bossant sur mes écrits dans la clandestinité la plus pure. C'était, pour moi, un stimulant extra. Mais j'en avais marre de ce boulot mal payé et sans aucune évolution. Donc, il en a résulté une année assez particulière niveau changements...
Puis, à HP, j'étais à nouveau dans cette situation d'urgence mais je ne pouvais rien écrire. On avait accès à Internet de façon illimitée et je me suis faite avoir par les distractions aussi diverses et variées que stupides : les jeux flash, koreus et autres images rigolotes du web... Aussi, un de mes collégues a eu l'outrecuidance de lire par dessus mon épaule ce que j'écrivais et s'est mis à déblatérer d'une voix stupide et nasillarde les phrases que je venais de jeter. J'ai été très vexée d'avoir été ridiculisée ainsi et ça m'a vraiment bloquée. 
Aujourd'hui, à la maison, j'ai tellement de trucs à faire que je ne sais pas par quel bout m'y prendre et je me disperse à tout vents sans avancer beaucoup ni dans un sens ni dans l'autre. La présence de mon compagnon n'aide pas non plus car j'ai horreur d'écrire avec quelqu'un à côté...
Par contre, en même temps, c'est grâce à lui que j'écris. Rentrant du travail en début d'après-midi, il aime que tout soit prêt à son arrivée. Ca me pousse à mettre le turbo niveau ménage et écriture pour que quand il arrive, tout soit en ordre et que, niveau écriture, j'ai pu avancer. En fait, dès que mes tâches ménagères sont éffectuées, je me rue sur l'ordi, grapillant deux à trois heures de tapotage non-stop, guettant le bruit de ses clés dans la porte... 
Ce que je me demande, c'est pourquoi je n'arrive pas à bosser sur des plages horaires prédéfinies, comme si l'écriture était un vrai travail ? 
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E
Rhooooolala... il en a de la chance ton copain d'avoir un Elfe de Maison !!!!!!;o)
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K
Oui, enfin, une elfe de maison qui râle beaucoup, hein....
R
Rien que pour cela, je me dis qu'être écrivain pro, à plein temps, ça doit être très particulier et demander beaucoup d'auto-discipline... Je n'ai cependant aucune réponse à t'apporter.
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K
Si seulement je pouvais passer pro, c'est surtout là le dilemme !
D
Bah parce que ça demande le travail de l'imagination, et que bizarrement, ça ne se commande pas.  Bon, ce n'est qu'une idée comme ça, mais l'écriture met en branle beaucoup de choses, et il se trouve qu'il y a des jours avec et des jours sans. Tu l'as toi-même bien décrit, dans un autre de tes articles : y'a des jours où tu ce que tu écris te semble complètement nul, et pouf tu effaces tout !  Tu peux toujours te contraindre, mais l'écriture, si elle est parfois difficile et source de souffrance, est aussi composée de plaisir et d'envie. Et des fois, on a pas envie, mais le patron et la paye ne sont pas au bout pour te contraindre. Enfin, cela dépend aussi de ta personnalité et de ta manière de vivre : certains auteurs travaillent au nombre d'heures par jour, d'autres au nombre de pages, d'autres encore torchent leur bouquin en 5 jours dans une chambre d'hotêl ... Et puis parfois le cerveau a aussi besoin de repos ... Rho là là qu'est-ce qui me prend de t'en raconter autant d'un coup, là ??? lol Ca doit être parce que ça fait longtemps que je ne suis pas passée par ici  ! (au fait, pour l'écriture automatique, j'ai déjà eu aussi ce genre d'impressions !)Travaille bien ma Kej', et à bientôt ! Bizouxxxxxx
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K
En tout cas, c'est bien intéressant tout ça ! ;)Il faudrait que j'essaie le coup de la chambre d'hôtel.... Plein de bizzzzzzzzzzzzz aussi ma belle ^^