Kejik et ma psychothérapie

Publié le par Kejik

Quand j'ai commencé à écrire Kejik, j'étais dans une période où j'avais beaucoup de choses à régler avec moi-même. Mes relations familliales étaient tendues, ma vie professionnelle était stable mais mon passé de baroudeuse me hantait... Aussi, j'étais très usante pour les autres de par mon caractère torturé.
En parallèle de l'écriture, j'ai commencé à suivre une thérapie qui a beaucoup aidé à mettre les choses à plat. Mais ma véritable guérison, c'est dans les écrits que je l'ai trouvée.
C'est étrange comment j'ai pu mettre dans l'histoire de cette jeune fille si différente de moi, tout ce qui n'allait pas dans mon for intérieur...
Maintenant que mon existence a pris une autre tournure, je me suis détachée de l'histoire de Kejik et j'ai du mal à y retourner. L'ambiance n'y est plus, les émotions me fuient. Pourtant, je garderais toujours une part de tendresse particulière pour ce récit, espérant qu'un jour, je pourrais m'y remettre et refaire vibrer la corde sensible...
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R
Alda a dit - en mieux que moi - ce que je souhaitais exprimer. Il est vrai que si Kejik correspondait à un besoin précis d'évacuer certaines choses, si c'est maintenant du passé pour toi, il est un peu normal que tu n'aies plus autant envie (besoin ?) de t'y replonger.C'est beaucoup plus facile de terminer un roman ou du moins de s'y replonger quand on écrit vraiment pour les autres comme je le fais, je suppose (et encore, je prends des pincettes car je n'en suis pas persuadée).
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K
J'écrivais au départ pour pallier à un manque que je ne lisais pas dans les autres histoires. Mais ça a pris des proportions plus grandes que je ne l'imaginais...Pour Kejik, je reprendrais son histoire mais pas tout de suite. Je sais comment je veux structurer cette chronique mais il me faut encore un peu de temps pour m'en détacher et la refaçonner correctement. Oui, écrire pour les autres a quelque chose de plus facile...
A
Je comprends ce que tu veux dire quand tu dis que tu as du mal à te remettre dans l'ambiance et les émotions de Kejik, j'éprouve la même chose avec Carami (pour des raisons très différentes cependant). C'est triste et frustrant, mais j'ai bien peur que ce ne soit inévitable... on évolue, et dans ton cas, c'est apparemment une véritable guérison, ce qui rend cette évolution d'autant moins regrettable. Même si je serais immensément déçue de ne jamais voir la fin de Kejik, je préfère largement savoir que tu vas bien... Ceci dit, un auteur accompli n'est-il pas censé être capable d'entrer en résonance avec toutes les émotions, même celles qu'il n'éprouve pas lui-même ? Cela demande certainement des efforts, et paradoxalement un certain détachement émotif par rapport à ses écrits. Or, originellement, écrire était pour toi une sorte de thérapie, ce qui rend ce détachement plus difficile je suppose (c'est évidemment très différent pour moi, qui me suis toujours servie de l'écriture comme une façon d'abolir mon moi, en écrivant des mondes où je n'existais pas). Peut-être que tu n'en es pas encore tout à fait capable, mais ça viendra un jour, je n'en doute pas :-) La tendresse que tu éprouves encore pour ce projet est de toute façon un signe. Mais pour le moment, suis ce que te dit ton inspiration, travaille sur Après, profite au mieux de ta résonance, ne culpabilise pas de faire chaque chose en son temps, le résultat sera d'autant meilleur !(Wa, encore un commentaire-fleuve, je suis en forme ce soir)
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K
Oh ne t'inquiéte pas, Kejik sera achevée un jour ! Il faut juste un peu de temps pour enouer avec son sort de façon plus structurée...En fait, Kejik était ma thérapie mais au départ, je ne le savais même pas. C'est en me jettant dedans que me sont apparues certaines choses, après relecture...( Mais je t'en supplie, fais toi plaisir pour écrire de longs commentaires, ça me fait super plaisir ^^)