Retour...

Publié le par Kejik

De retour de quatre jours chez Maman... Je suis épuisée, assaillie de doutes et d'angoisses mais bon, ça ce n'est rien de nouveau quand on commence à me connaître.
Premier jour : après bien des tergiversations sur ma visite chez mes parents à cause d'une histoire de solde de tout compte toujours pas reçu, une solution acceptable a été trouvée et c'est pleine de joie et d'espèrances que j'ai pris la route... Depuis plusieurs semaines, Gabriel avait bien compris que je venais et tannait ma mère, jour après jour, pour savoir quand j'arrivais. Le jour J, il était persuadé que j'allais apparître le soir. La surprise a été de taille quand il m'a vue débarquer juste avant midi. Les retrouvailles ont été plus que chaleureuses ! Le petit bonhomme m'a sauté dans les bras, me serrait très fort (au passage, m'étranglant un peu) puis me repoussait à bout de bras pour me regarder avec tout plein d'amour, puis resserrait à nouveau son étreinte... J'étais très émue d'être le sujet d'autant d'affection ! ^^
Toute la journée, j'ai eu Gabriel dans les bras, lui ai prodigué autant d'attention qu'il se peut, lui ai mangé les joues de bisous, bref je l'ai chouchouté à mort... 
Mais chaque médaille à son revers. Fort de mon soutien et de mon chouchoutage, Gabriel s'est laissé aller à ses mauvais côtés. Dans un premier temps, Gabriel a fouillé dans mon sac à la recherche d'éventuels cadeaux. Il se trouvait que j'en avais (une petite tunique-robe de chambre et un superbe bonnet chat, don très apprécié de Muad'Dib) mais il va falloir que cette notion de Kejik-cadeaux cesse...
J'ai, aussi, malheureusement pu constater que le petit frère pouvait devenir très moqueur, à la limite extrême de la méchanceté, et qu'il pouvait avoir des crises de colère allant jusqu'à la rage... Une fois puni, il devenait alors comment dépréssif limite autiste... C'est très "perturbant". Que je vous explique...
Mes parents ont arrêté les fessées avec Gabriel (je le répéte, les fessées se bornant à une tape sur la fesse ou sur la main). Le pauvre petit père a été tellement battu dans sa vie à l'orphelinat que les réprimandes physiques n'ont aucune emprise sur lui. Il se blinde et devient dur comme du bois, grinçant des dents à tout va. A la place, une punition a été instaurée, celle d'aller s'asseoir sur son petit tabouret dans la salle de bain pendant quelques minutes, le temps de réfléchir à ce qu'il vient de faire et quelles en ont été les conséquences. Ne supportant pas d'être mis à l'écart, Gabriel hurle alors jusqu'à ce quelqu'un lui dise que ça suffit... Au départ, j'étais complétement éffarée, disant à mes parents qu'ils étaient durs ! (Vous auriez du entendre les hurlements !) Ma mère m'a alors dit d'aller jeter un coup d'oeil et de constater par moi-même. Gabriel était en pleine crise de rage mais sans aucune larme. Je peux vous assurer qu'il n'y avait pas de tristesse là dedans. 
Maman est alors venue, a pris Gabriel par les épaules, le regardant droit dans les yeux et lui a répété la sempiternelle phrase : "Papa et Maman t'aiment. Tu es notre petit garçon et tu le seras toujours. Mais tu n'as pas le droit d'être méchant et tu le sais. Maintenant, dis pardon, fais un bisou et tu peux revenir." Que Gabriel comprenne ou non exactement ce que nous lui disons n'a pas grande importance. C'est l'émotion qui joue et il est indéniable que Gabriel y est très sensible. Il demande pardon facilement et cinq minutes après, il rit et joue avec nous comme si de rien n'était.
Lorsque par contre, Gabriel commence à pousser le bouchon un peu trop loin mais sans gravité et que Maman ou Papa élévent un peu la voix, là par contre, c'est une autre affaire. Gabriel s'en va dans une autre pièce, se met à se balancer d'avant en arrière, répétant : "Papa gentil, Maman gentil, Gabriel méchant !" Ces crises peuvent aussi s'accompagner de gifles auto-données. Evidement, dès qu'on le voit faire, on l'en empêche, on lui explique avec tout notre amour possible que ça ne sert à rien de se faire du mal comme ça, qu'on l'aime très fort, même s'il fait parfois des bêtises. Il faut être particulièrement vigilant pour s'appercevoir aussitôt de ce qu'il va faire...
Avec des mots, il est difficile de résumer ce qu'il se passe dans mon esprit quand je vois ça. C'est un mélange de "Gabriel a fait une bêtise. Il ne peut pas s'en tirer comme ça, ce n'est pas l'aider." mélangé d'une peine incommensurable devant les traitements qu'a subi le cher enfant et qui le conduisent à de telles réactions.
Pour un enfant "normal", la sanction serait moins difficile à donner. Il répond insolement, répétant les adultes avec des mimiques très parlantes sur la dose de moquerie qu'il met dedans, bon ben on le recadre, ce gosse. S'il est vexé, qu'il aille bouder... Il reviendra quand ça lui aura passé. Mais avec Gabriel, tout prend des proportions gigantesques. C'est très dur à équilibrer.
Le premier soir, c'est dans un état comateux que je suis tombée sur mon lit, à neuf heure, épuisée d'autant d'émotions mélangées, d'attentions prodigués et de jeux partagés. Mais aussi de retenue : il faut énormément prendre sur soi pour rester dans une ligne de conduite compréhensible pour Gabriel.
Deuxième jour : La neige est tombée ! Au lieu d'exciter Gabriel comme les autres enfants, les rendant parfois insupportables, la neige l'endort. Il baille, papillonne des yeux et reste tout rêveur. Il a bien joué à faire des bonhommes de neige avec Papa, ceci dit, et est rentré à midi tout rose d'air frais. Puis l'après-midi, après la sieste, il a bien joué dans la salon avec ses pâtes à modeler. Pour une fois que c'était calme... Car Gabriel parle très fort, lance des cris perçants, réclame de l'attention à tout va et est particulièrement "collant", tout cela en permanence. Je peux paraître dur en disant cela mais ce n'est pas l'esprit. En fait, Gabriel ne connait pas sa place dans le monde. Tout ceci est très nouveau pour lui : une famille, un pays, une langue, des moeurs... Lui, ce qu'il connait, c'est la vie avec une autre centaine de gamins où la loi du plus fort est la meilleure, passant aussi par la voix la plus forte. Chez nous, nous avons une vie calme, à la montagne. Passer la journée à dire à Gabriel de faire doucement, c'est épuisant. Surtout que sa langue est devenue une espèce de bouillie Bulgaro-française. Seuls mes parents le comprennent en permanence. Moi, c'est par intermittence. Qu'il est frustrant et pour l'un et pour l'autre de ne pas se comprendre (surtout aussi que Gabriel en profite parfois pour faire exprès de ne pas comprendre). Pour le côté collant, on peut installer Gabriel n'importe où dans la maison avec ses jouets, dix minutes plus tard, sans qu'on s'en rende compte, il est assis sur nos pieds, ayant parcouru la distance discrétement, centimètre par centimètre, sur les fesses, tractant ses jouets au fur et à mesure, laissant une trainée de ceux qu'il a écarté durant le processus... Et s'il n'est pas sur nos pieds, il est sur nos genoux, dans nos bras ou hurlant des "coucou" pour qu'on fasse attention à lui. Nous essayons bien de lui expliquer que ce n'est pas parce qu'il est à deux mètres de nous que nous l'oublions mais comme je le disais auparavant, Gabriel n'a pas de notion d'être une personne à part entière.
Je culpabilisais beaucoup de ressentir un mouvement d'agacement quand au bout de la cinquième fois, j'envoyais bouler Gabriel parce qu'il voulait absolument être sur mes genoux mais qu'une fois qu'il y était, il bougeait tellement, me labourant le ventre et les jambes des ses petits os pointus, que je devais le remettre par terre, car malgré mes mises en garde, Gabriel ne voulait rien savoir. Maman a eu cette parole qui m'a aidée : Gabriel doit apprendre, petit à petit, quelle est sa place dans la société, dans la famille, dans l'univers. Le laisser faire ce que l'on n'accepterait pas d'un autre enfant ce n'est pas l'aider à se construire, c'est au contraire lui laisser croire que son passé lui donne tous les droits. Il est nécessaire que nous restions fermes malgré notre empathie à son égard.
D'un naturel très indépendant, à la base, je ne suis pas forcément très calinous et rapprochements en permanence. Par jour, j'ai besoin d'au moins une à deux heures de calme. Je me trouvais bien égoïste d'être agacée par les saillies permanentes du petit frère mais Maman a encore eu une parole sensée : tu restes une personne à part entière. Vous êtes en train de délimiter vos espaces vitaux l'un par rapport à l'autre. Tu dois certainement faire acte de plus de patience de façon générale, comme tout un chaqu'un peut s'améliorer, mais Gabriel doit aussi apprendre à respecter les besoins des autres comme nous respectons les siens.
Une Maman, n'empêche, c'est vachement bien ! Elle trouve toujours les bons mots pour calmer mes doutes, même si des fois, elle m'engueule un peu de pousser le bouchon trop loin dans l'analyse... ^^
Le deuxième soir, je me suis couchée dans un état mi-figue mi- raisin. J'adore Gabriel et je donnerais ma vie sans un mot pour lui... Mais j'étais complétement débordée, me sentant trop accaparée, ayant un besoin irrépréssible de ne plus me sentir aussi enchainée...
Aussi, rien à voir, j'étais super dégoutée : juste avant d'aller me coucher, j'ai fait tomber mon portable dans les toilettes. Il n'y a pas survécu. J'ai ainsi perdu tous mes numéros de téléphone...
Troisième jour : Gabriel a vraiment poussé le bouchon trop loin. J'ai eu la désagréable surprise de découvrir un nouveau trait de caractère lui appartenant. Dès que le jeune homme a compris qu'il y avait une faiblesse chez quelqu'un, il en profite à mort. Ne pleurant pratiquement jamais pour de vrai, les rares fois où il a une larme qui échappe à sa barrière de dureté forgée par sa vie antérieure, nous venons à lui pour lui montrer qu'il a le droit d'éprouver des émotions et que nous sommes là, à l'aimer comme des dingues. Gabriel s'en sert alors à notre détriment. Aussitôt, il ravale ses larmes et nous parle comme à des chiens. C'est très agréable de tendre la main et de se faire mordre aussitôt... Pour ma part, on va dire que c'est resté raisonnable en comparaison de ce qu'il peut faire vivre à mes parents. Ma mère a eu droit à coup de boule dans le sternum parce qu'elle le calinait alors qu'il était dans une phase triste. Moi, ça s'est limité à cet exemple : Gabriel devait aller se laver les mains. Il arrive devant la salle de bain et m'appele d'une voix autoritaire. Cynique, je me léve, viens à ses côtés et lui demande ce qu'il veut. Au ton de ma voix, il aurait du réagir que pour le coup, il aurait mieux valu qu'il en reste là. Mais au lieu de cela, il tend une main désabusée vers la porte, me regarde en fronçant les sourcils et à nouveau, sur le ton de l'ordre me fait "Porte !". A savoir que Gabriel sait très bien dire "s'il te plait". Je lui ai à peine adressé un regard et je suis repartie faire ce que j'avais à faire. Gabriel s'est mis en furie. J'ai laissé ma mère s'en occuper, puisque pour ma part, pour le coup, j'étais plus que très agacée.
Et plus la journée passait, plus Gabriel continuait à me parler ainsi. J'ai du le punir moi-même pour montrer que que je n'étais pas d'accord et que mes parents, par leur non-intervention, me soutenaient... Vous ne pouvez pas vous rendre compte de ce que c'est de devoir être en permanence rigide pour pas vous laisser bouffer. et ce alors qu'en vérité, vous voudriez tant montrer à ce petit être que la vie n'est pas qu'un champ de bataille mais qu'il y a aussi des havres de paix, que nous on est là à le protéger, à le soutenir, à l'aimer comme une vraie famille doit le faire... Et que ça ne lui est pas dû mais au contraire, que c'est en permanence acquis.
Il est dur de voir son petit frère rire artificiellement quand vous riez, par esprit de mimétisme mais non parce qu'il éprouve de la joie. Et cela, uniquement pour se faire accepter, sans se rendre compte que c'est déjà le cas...
Pour en revenir à ce troisième jour, il avait été prévu depuis déjà quelques temps que je ne passerais pas la nuit chez mes parents mais chez ma meilleure amie qui habite dans le coin et que je n'avais pas vue depuis plusieurs années. J'ai expliqué gentiment à Gabriel qu'il fallait me dire au revoir avant la sieste parce que pendant qu'il dormirait, je m'en irais. Que n'ais je fait là... Gabriel a, cette fois, vraiment pleuré et s'est agrippé à moi. J'étais pas loin des larmes non plus, pour tout vous dire.
Il a fallu compromiser : je mettrais Gabriel au lit et lui tiendrais la main jusqu'à ce qu'il dorme. Erf, je lui ai bien tenu la main pendant plus d'une demie-heure, Gabriel peinait à garder les yeux ouverts mais il refusait absolument de dormir. Ca s'est fini que je lui ai fait un gros bisou en lui disant fermement qu'il fallait dormir et c'est avec un petit soupir tristouille qu'il s'y est résigné.Ce petit soupir m'a déchiré le coeur...
Quand je suis revenue, le lendemain, Gabriel était content mais m'en voulait un peu. Il a pris mon départ comme un abandon... Mes parents m'ont expliqué qu'il faut lui dire que je pars travailler et non que je m'en vais. On ne sait pas exactement quel est le sens qu'il donne à chaque mot mais il supporte mieux cette explication. Ca m'embête de mentir mais comme on n'a pas arrêté de le répéter durant ce séjour : les choses seront beaucoup plus simples lorsque Gabriel comprendra mieux le français et qu'il pourra s'exprimer clairement et nous comprendre pareillement...
Comme je partais pour de bon le quatrième jour, il afallu répéter le processus. Cette fois, c'est Maman qui a couché Gabriel pour la sieste et qui est restée pour lui expliquer que je reviendrais... De partir alors qu'il aurait été éveillé aurait été trop pénible pour nous deux : Gabriel voyant ma voiture partir, pleurant ; moi complétement déchirée, pleurant aussi devant sa tristesse... C'était plus lâche mais plus facile.
Conclusion de ce long roman : Gabriel fan-club est toujours inscrit en lettres lumineuses sur mon front mais je suis torturée par d'étranges sentiments. Je suis dans une rage noire devant l'épave qu'ils ont fait de pauvre gosse à l'orphelinat. Il ne tiendra qu'à moi, je les bousillerais tous, ceux qui ont fait du mal à mon petit Gabriel ! Les sévices corporels dont il garde encore la trace (Gabriel a une trace de morsure dans le dos qui ne disparaitra jamais), les ligotages anciens qui le rendent hystérique de terreur si jamais on est proches de lui avec une corde (vivant à la campagne, Papa aime beaucoup faire du bricolage et s'occuper de ses moutons donc des cordes, on en a et on s'en sert de façon diversifiée mais certainement pas pour attacher qui que ce soit), les sévices sexuels dont ne nous connaissons pas encore l'étendue mais qui sont probants (Gabriel a des comportements très étranges que je ne déveloperais pas plus avant...) Et plus que tout, je les massacrerais pour avoir l'avoir carbonisé de l'intérieur (métaphore), pour tous les mauvais souvenirs qu'il a engrangés et qui rendant ses façons d'être difficiles et durs...
Quelque part, et c'est dégueulasse à dire, j'ai une certaine envie de fuite devant ce pauvre petit garçon parce que je ne sais pas gérer tout ça. Maman et Papa font un boulot extraordinaire avec lui, je ne peux que les admirer. D'ailleurs, une chose qui a été très belle à voir c'est comme Papa et Gabriel sont proches. Gabriel ne manque pas une occasion de se jeter dans les bras de son père et de se faire caliner par lui. Mon beau-père est un homme droit, bon et quand je vois tout l'amour qu'il met dans leur moment intimes comme pour le petit déjeuner qu'ils ont en tête à tête chaque matin, comme quand il est près de pleurer en serrant son petit garçon contre lui parce que c'est son premier enfant tant attendu et qu'il l'aime au dessus de tout, comme quand ils bricolent ensemble en vrais gars... Quand je vois tout ça, mon coeur fait ouf ! Car Gabriel, les premières semaines, refusait catégoriquement son père, voulant prendre sa place en tout. Aujourd'hui, les progrés sont spectaculaires...
Enfin bon, Gabriel est loin d'être tiré d'affaire. Psychologiquement, il est très mal et il faudra beaucoup de temps pour que les choses se stabilisent, déjà à la maison, mais aussi par l'aide d'un psychologue. Je suis impatiente de pouvoir partager plus de choses avec mon petit frère mais pour le moment, ce n'est pas au goût du jour.
Je suis si heureuse d'avoir ce petit bonhomme comme frère mais si triste et torturée pour lui. Et aussi, ce qu'il faut dire, c'est que je n'ai plus l'habitude d'avoir un petit frère "enquiquinant", je cherche aussi ma place par rapport à lui. Mais ça, je ne peux pas le prendre en compte parce que pour le moment, la priorité, c'est Gabriel et tout ce qui englobe sa personnalité et ses repéres. Maman dit que de toute façon, ma place est toujours la même dans la famille et que si je m'en tiens à ça, confiante dans cette position, Gabriel se calera à ça. Mais je dois vous avouer une chose, c'est pas facile...
L'adoption est une chose merveilleuse mais la réalité est qu'il faut être très fort mentalement lorsqu'on accueille un enfant. Il faut savoir mettre soi-même, dans un premier temps, en arrière plan. On n'a pas droit à l'erreur, on n'a pas le droit de vivre ses humeurs et on est forcé de peser chaque action en fonction de ce qu'a vécu l'enfant avant soi. En échange de cette dureté, on est récompensés par de fantastiques moments mais qui sont, hélas, dans les premiers temps, rares et furtifs. Plus tard, tout se mettra en place mais si on n'a aucune patience, soit on l'apprends, soit on n'adopte pas... Sinon, ce n'est pas gérable.
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Z
Déjà elever des enfants, c'est un sacerdoce mais à ce niveau c'est un dur sacrifice. J'admire tes parents.
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K
Je suis sûre que si tu devais être confronté à ce cas, tu aurais autant de force qu'eux. La véritable force vient de l'amour... Et tu n'en manques pas !
R
Oh là là que cela a dû être difficile, tellement on sent la charge émotionnelle. Je suis moi aussi très admirative pour ce que font tes parents. Je me doutais que Gabriel serait un enfant au passif lourd, mais pas à ce point :(Ca donne vraiment envie de faire un carnage à la hâche de guerre.
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K
Mes parents forcent mon respect, comme tu dis ^^Le plus triste c'est que Gabriel n'est qu'un enfant parmi tant d'autres. On n'a aucune idée de l'étendue des dégats qui se commettent dans certains pays (déjà que dans le nôtre, je veux pas dire mais voilà...)...Mais ce qui est sûr, c'est que du massacre, il y en aurait peut-être bien besoin...
K
houlàlàààà.. ey ben dis-donc... c'est du sport !  je comprends que tu ais été moins présente sur OB... c'est vrai que quand je pense adoption, j'imagine pas tomber sur  un gamin traumatisé... Faut passer un diplôme de parents... au fait ça s'apprend où ça ? bon courrage à vous et j'espère que les choses vont s'améliorer sans que vous soyez trop épuisé par le travail que ça demande. .
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K
C'est clair que nous non plus, on ne voyait pas les choses ainsi...Mais on ne regrette rien même si c'est dur. Pour l'école des parents, en vérité, ça s'apprends au coup par coup. On se croit souvent bien incapables d'assumer ce rôle mais quand on arrive devant ce qu'il y a à faire, on s'en occupe et puis c'est tout... Je sais que tu n'as pas d'enfants mais que tu as de petites fées qui te servent de nièces... Avec elles, je suis sûre que tu sais comment t'y prendre !^^