Ménage
Hé bien voilà, après neuf mois d'absence (oui, oui, je sais, le temps de faire un bébé), je reviens ici poster mon compte rendu... Pas que j'ai de compte à vous rendre mais des fois, on a besoin de poser par écrit tout ce qu'il s'est passé pour faire le point avec soi et pourquoi pas, avec les autres.
Comme vous le savez (ou pas), j'étais en formation à l'AFPA pour faire un niveau III (bac +2 accéléré) "développeur logiciel".
Alors, que s'est-il passé durant tout ce temps ?
Décembre :
Je suis rentrée un petit matin de 15 décembre dans les locaux de l'Afpa. J'avais déjà fait une formation chez eux quand j'avais 21 ans mais à Chambéry. Tout ce que je peux en dire c'est qu'où soit le lieu de formation, les locaux sont toujours aussi vétustes...
Le premier jour a été assez étrange : seule fille sur 22 élèves, on peut dire que je faisais partie d'une minorité visible ostentatoire. Les gars de ma classe me l'ont rapidement fait savoir. Pas dès le premier jour, vraiment, bien que personne n'avait très envie de faire ami-ami avec moi mais dès la fin décembre, je savais que j'allais avoir du mal.
Nous avons commencé par les algorithmes, un truc sympa de complexité.
Dès le départ, j'étais assise juste derrière un gars avec qui je m'entendais assez bien mais qui avait le même problème de concentration que moi, à savoir que si l'opportunité se présentait, on se dispersait l'un l'autre sur des bêtises qui n'avaient rien à voir avec les cours.
Pas facile.
Puis nous avons eu deux semaines de vacances pendant lesquels j'ai bûché à fond mon retard.
Janvier :
Nouvelle année, nouvelle rentrée, nouveau départ.
Pour l'occasion, je me suis coupée les cheveux. Depuis six ans que je ne l'avais pas fait, j'ai rétréci mes cheveux qui m'arrivaient aux fesses à une hauteur mi-épaules. J'ai du perdre bien deux à trois cent grammes...
J'ai également changé de place en cours.
Réalisant que je devais bosser comme une dingue, je me suis installée dans un groupe de "forts"... C'est là qu'a commencé l'enfer.
Déjà d'une part, j'ai un QI légérement plus élevé que la moyenne. Je ne suis pas habituée à l'effort intellectuel. Alors, n'allez pas croire que c'est par vantardise et esprit de superiorité que je dis ça : c'est juste un état de fait et bien que ce puisse être une facilité pour les études, c'est aussi un énorme handicap pour plein d'autres choses... Par exemple, à force que ce soit facile à l'école, on ne fout rien... Si on n'est pas stimulé intellectuellement, on s'ennuie vite, on bosse à la tête du prof... On a du mal à se faire des amis parce qu'autant tout ce qui est logique paraît relativement simple, tout ce qui est relations sociales paraît une énigme.
Et quand on se retrouve à devoir bosser quelque chose, ben d'un coup, on se rend compte qu'on n'est pas habitué à ça et là, on ne sait plus comment s'y prendre. Oui, Mesdames et Messieurs : je me suis prise une grose claque. On peut dire que ça m'a remise l'ego à sa place. D'un coup, plus rien n'était trop facile.
J'ai détesté le module Java, j'en ai appris les bases mais je redoute ce langage : je suis tout simplement nulle là-dedans. Sans doute avec plus de travail, je pourrais m'y mettre mais je sais que je ne dois pas me leurrer : je ne suis pas assez intelligente dans ce domaine pour l'appréhender avec méthode.
D'autre part, j'ai commencé à me faire prendre en grippe par ma classe. Alors, non, pas par tout le monde, hein : les associaux, les marginaux, les laissés-pour-compte, avec eux, ça passait bien. Mais sur 21, ça se résume à deux personnes, tout au plus. A celà, rajoutez deux personnes qui eux, n'avaient aucune intention de se faire des amis, qui étaient là pour bosser pour eux exclusivement (et ils ont eu bien raison), on peut dire que mon cercle était assez restreint.
Je ne dis pas que j'étais la pauvre petite fille a qui tous les malheurs du monde tombaient dessus sans aucune raison, hein. Bien sûr, j'avais aussi mes torts : dans un environnement exclusivement masculin, je me sentais mal et je suis aussi devenue un tantinet agressive (blagues pourries, toujours sur la défensive...)
Mais les vannes dans l'autre sens on commencé aussi à pleuvoir.
Et je dois avouer que tous ces gars, si on les prend séparément, ce sont des gars tout à fait normaux. Mais en concentration ainsi, ils sont devenus machos, compétiteurs et même plus plutôt mauvais à mon égard.
Je suis rentrée presque tous les soirs en pleurant. Ma consommation de clopes et de joints à doublé.
Mais ce n'était pas encore l'apogée...
Comme vous le savez (ou pas), j'étais en formation à l'AFPA pour faire un niveau III (bac +2 accéléré) "développeur logiciel".
Alors, que s'est-il passé durant tout ce temps ?
Décembre :
Je suis rentrée un petit matin de 15 décembre dans les locaux de l'Afpa. J'avais déjà fait une formation chez eux quand j'avais 21 ans mais à Chambéry. Tout ce que je peux en dire c'est qu'où soit le lieu de formation, les locaux sont toujours aussi vétustes...
Le premier jour a été assez étrange : seule fille sur 22 élèves, on peut dire que je faisais partie d'une minorité visible ostentatoire. Les gars de ma classe me l'ont rapidement fait savoir. Pas dès le premier jour, vraiment, bien que personne n'avait très envie de faire ami-ami avec moi mais dès la fin décembre, je savais que j'allais avoir du mal.
Nous avons commencé par les algorithmes, un truc sympa de complexité.
Dès le départ, j'étais assise juste derrière un gars avec qui je m'entendais assez bien mais qui avait le même problème de concentration que moi, à savoir que si l'opportunité se présentait, on se dispersait l'un l'autre sur des bêtises qui n'avaient rien à voir avec les cours.
Pas facile.
Puis nous avons eu deux semaines de vacances pendant lesquels j'ai bûché à fond mon retard.
Janvier :
Nouvelle année, nouvelle rentrée, nouveau départ.
Pour l'occasion, je me suis coupée les cheveux. Depuis six ans que je ne l'avais pas fait, j'ai rétréci mes cheveux qui m'arrivaient aux fesses à une hauteur mi-épaules. J'ai du perdre bien deux à trois cent grammes...
J'ai également changé de place en cours.
Réalisant que je devais bosser comme une dingue, je me suis installée dans un groupe de "forts"... C'est là qu'a commencé l'enfer.
Déjà d'une part, j'ai un QI légérement plus élevé que la moyenne. Je ne suis pas habituée à l'effort intellectuel. Alors, n'allez pas croire que c'est par vantardise et esprit de superiorité que je dis ça : c'est juste un état de fait et bien que ce puisse être une facilité pour les études, c'est aussi un énorme handicap pour plein d'autres choses... Par exemple, à force que ce soit facile à l'école, on ne fout rien... Si on n'est pas stimulé intellectuellement, on s'ennuie vite, on bosse à la tête du prof... On a du mal à se faire des amis parce qu'autant tout ce qui est logique paraît relativement simple, tout ce qui est relations sociales paraît une énigme.
Et quand on se retrouve à devoir bosser quelque chose, ben d'un coup, on se rend compte qu'on n'est pas habitué à ça et là, on ne sait plus comment s'y prendre. Oui, Mesdames et Messieurs : je me suis prise une grose claque. On peut dire que ça m'a remise l'ego à sa place. D'un coup, plus rien n'était trop facile.
J'ai détesté le module Java, j'en ai appris les bases mais je redoute ce langage : je suis tout simplement nulle là-dedans. Sans doute avec plus de travail, je pourrais m'y mettre mais je sais que je ne dois pas me leurrer : je ne suis pas assez intelligente dans ce domaine pour l'appréhender avec méthode.
D'autre part, j'ai commencé à me faire prendre en grippe par ma classe. Alors, non, pas par tout le monde, hein : les associaux, les marginaux, les laissés-pour-compte, avec eux, ça passait bien. Mais sur 21, ça se résume à deux personnes, tout au plus. A celà, rajoutez deux personnes qui eux, n'avaient aucune intention de se faire des amis, qui étaient là pour bosser pour eux exclusivement (et ils ont eu bien raison), on peut dire que mon cercle était assez restreint.
Je ne dis pas que j'étais la pauvre petite fille a qui tous les malheurs du monde tombaient dessus sans aucune raison, hein. Bien sûr, j'avais aussi mes torts : dans un environnement exclusivement masculin, je me sentais mal et je suis aussi devenue un tantinet agressive (blagues pourries, toujours sur la défensive...)
Mais les vannes dans l'autre sens on commencé aussi à pleuvoir.
Et je dois avouer que tous ces gars, si on les prend séparément, ce sont des gars tout à fait normaux. Mais en concentration ainsi, ils sont devenus machos, compétiteurs et même plus plutôt mauvais à mon égard.
Je suis rentrée presque tous les soirs en pleurant. Ma consommation de clopes et de joints à doublé.
Mais ce n'était pas encore l'apogée...
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