Petits plaisirs simples
A y est, la grande course pour Noyel a commencée.
Je savais que j'aurais pas dû sortir...
Enfin bref, je suis quand même sortie. Il y a des besoins élémentaires à satisfaire, n'est ce pas ?
A Botanic, il y avait la traditionnelle crèche sur laquelle j'ai bavée pendant une bonne demie-heure... Ben oui, les miniatures, c'est mon truc à moi que j'aime...
Du coup, pas pu résister devant deux petites figurines ravissantes.
Alors voilà, j'ai l'air fin (hé oui, fin s'accorde avec l'air, pas avec moi pour ceux qui voudraient me dire ouiii mais toussaaaaaa) maintenant dans mon salon, à m'exatsier devant mes petites figurines, avec un "thé de l'Hiver" et ma petite bougie rouge...
Bref, dans mon petit décor cossu, je repensais aux Noël d'antan...
Non, non et non, je ne suis pas assez vieille pour avoir connu les oranges pour seuls cadeaux.
Quand j'étais gosse et que nous formions encore une famille à peu près unie (du moins en apparence), mes parents avaient un fric pas possible. Ca a bien changé depuis mais bon, là n'est pas la question.
Nous habitions un prieuré. Hé oui, rien que ça...
La manianerie était très haute de plafond si bien que nous y avions installé une mezzanine.
Tous les ans, mes parents s'en allaient dans la forêt nous chercher un sapin. Pour avoir pris part à ces équipées sauvages, je peux vous dire que c'était pour le moins épique.
Les sapins, chaque année, faisaient jusqu'à trois mètres de hauteur. Assez impressionnant.
On étais obligés de monter sur la mezzanine pour mettre l'étoile tout en haut.
Mon grand frère, tous les soirs, mettait sous son oreiller un petit mot à l'intention des elfes de Noël pour leur demander que cette année, enfin, ils lui offrent une épée comme celle du Roi Arthur (hé oui, n'oubliez pas, on est anglais)
Maman passait une journée entière avec nous pour faire les cartes de voeux traditionnelles pour toute la famille... On ne se contentait pas d'acheter des cartes toutes faites, non, non, non... On choisissait un thème chaque année et on brodait atour soit en scrapbooking, soit en peinture, soit en tout et n'importe quoi.
Avec mes frères, nous ne faisions pas de liste au père Noël. Pourtant, nous y croyions dur comme fer. Mais on ne voulait pas l'embêter plus que nécessaire.
Et puis, chaque soir, Maman nous lisait une histoire de l'Avant pour nous calmer avant le Grand Dodo.
Je regrette de ne pas avoir pris de ma mère son côté particulièrment maternel vis à vis des ambiances qu'elle savait susciter. Je fais toujours mes cartes de voeux au dernier moment ou alors je me contente de signer en bas de celles que Maman fait.
Mais un jour, quand j'aurais un mari riche et tout un tas de gamins et que je pourrais passer mes journées à la maison pour m'occuper de mon foyer et de ma famille, je voudrais bien m'y mettre...
Je savais que j'aurais pas dû sortir...
Enfin bref, je suis quand même sortie. Il y a des besoins élémentaires à satisfaire, n'est ce pas ?
A Botanic, il y avait la traditionnelle crèche sur laquelle j'ai bavée pendant une bonne demie-heure... Ben oui, les miniatures, c'est mon truc à moi que j'aime...
Du coup, pas pu résister devant deux petites figurines ravissantes.
Alors voilà, j'ai l'air fin (hé oui, fin s'accorde avec l'air, pas avec moi pour ceux qui voudraient me dire ouiii mais toussaaaaaa) maintenant dans mon salon, à m'exatsier devant mes petites figurines, avec un "thé de l'Hiver" et ma petite bougie rouge...
Bref, dans mon petit décor cossu, je repensais aux Noël d'antan...
Non, non et non, je ne suis pas assez vieille pour avoir connu les oranges pour seuls cadeaux.
Quand j'étais gosse et que nous formions encore une famille à peu près unie (du moins en apparence), mes parents avaient un fric pas possible. Ca a bien changé depuis mais bon, là n'est pas la question.
Nous habitions un prieuré. Hé oui, rien que ça...
La manianerie était très haute de plafond si bien que nous y avions installé une mezzanine.
Tous les ans, mes parents s'en allaient dans la forêt nous chercher un sapin. Pour avoir pris part à ces équipées sauvages, je peux vous dire que c'était pour le moins épique.
Les sapins, chaque année, faisaient jusqu'à trois mètres de hauteur. Assez impressionnant.
On étais obligés de monter sur la mezzanine pour mettre l'étoile tout en haut.
Mon grand frère, tous les soirs, mettait sous son oreiller un petit mot à l'intention des elfes de Noël pour leur demander que cette année, enfin, ils lui offrent une épée comme celle du Roi Arthur (hé oui, n'oubliez pas, on est anglais)
Maman passait une journée entière avec nous pour faire les cartes de voeux traditionnelles pour toute la famille... On ne se contentait pas d'acheter des cartes toutes faites, non, non, non... On choisissait un thème chaque année et on brodait atour soit en scrapbooking, soit en peinture, soit en tout et n'importe quoi.
Avec mes frères, nous ne faisions pas de liste au père Noël. Pourtant, nous y croyions dur comme fer. Mais on ne voulait pas l'embêter plus que nécessaire.
Et puis, chaque soir, Maman nous lisait une histoire de l'Avant pour nous calmer avant le Grand Dodo.
Je regrette de ne pas avoir pris de ma mère son côté particulièrment maternel vis à vis des ambiances qu'elle savait susciter. Je fais toujours mes cartes de voeux au dernier moment ou alors je me contente de signer en bas de celles que Maman fait.
Mais un jour, quand j'aurais un mari riche et tout un tas de gamins et que je pourrais passer mes journées à la maison pour m'occuper de mon foyer et de ma famille, je voudrais bien m'y mettre...
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