Retour de l'auteur !
Après un article bien disgracieux, je me suis à nouveau retirée du monde, à l'abri dans ma coquille hermétique. Bien des soucis à la maison entre mon frère aîné, mon héros idolatré depuis nos plus tendres années, qui part au Tchad pour des missions humanitaires, le travail qui amméne son lot de désagréments, un petit souci de santé bénin mais qui m'a causé de grandes frayeurs et autres réjouissances de la vie courante... je n'ai pas eu un instant à consacrer à ce que j'aimais réelement, cherchant refuge dans des passe-temps somme toute chronophages.
Avec tout ça, pas touche à l'écriture mais cependant, un peu de fimotage mais sans rien de bien concret malgré l'envie. On ne peut pas dire que quoi que ce soit me manquait puisque je n'ai pas eu mon cerveau à moi ces derniers temps.
Et puis, en faisant le ménage, j'ai mis le CD de René Aubry. Des musiques que j'écoutais à l'époque où j'ai commencé à me lancer à fond dans "Kejik", le texte. ET là, les souvenirs sont revenus. Et je l'ai vue distinctement devant moi. Cette jeune femme, encore fillette, ondulant entre ses corps d'enfant et d'adulte. Elle m'attends en haut de la montagne où je l'ai laissée. Debout, son bâton de marche à la main, patiente, entourée de cette brume mélancolique, son aura de douceur et de misère et sa ténacité devant l'adversité.
J'ai revu les images qui m'avaient si fortement marquée et que je sais que je dois narrer.
Il faut que je retourne à Daïa. Il faut que je revive cette existence et que je la raconte afin que nul n'oublie cette héroïne d'un autre temps, d'un autre lieu.
Je dois retourner à Daïa. Je suis attendue là-bas.
Je dois retourner à Daïa.
Il le faut.
Avec tout ça, pas touche à l'écriture mais cependant, un peu de fimotage mais sans rien de bien concret malgré l'envie. On ne peut pas dire que quoi que ce soit me manquait puisque je n'ai pas eu mon cerveau à moi ces derniers temps.
Et puis, en faisant le ménage, j'ai mis le CD de René Aubry. Des musiques que j'écoutais à l'époque où j'ai commencé à me lancer à fond dans "Kejik", le texte. ET là, les souvenirs sont revenus. Et je l'ai vue distinctement devant moi. Cette jeune femme, encore fillette, ondulant entre ses corps d'enfant et d'adulte. Elle m'attends en haut de la montagne où je l'ai laissée. Debout, son bâton de marche à la main, patiente, entourée de cette brume mélancolique, son aura de douceur et de misère et sa ténacité devant l'adversité.
J'ai revu les images qui m'avaient si fortement marquée et que je sais que je dois narrer.
Il faut que je retourne à Daïa. Il faut que je revive cette existence et que je la raconte afin que nul n'oublie cette héroïne d'un autre temps, d'un autre lieu.
Je dois retourner à Daïa. Je suis attendue là-bas.
Je dois retourner à Daïa.
Il le faut.
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