Désoeuvrée
Depuis la fin de mon bouquin, je suis complètement désoeuvrée... J'attends la fin de la relecture pour pouvoir me remettre aux corrections mais entre temps, je tourne en rond comme un fauve en cage.
J'ai recommencé mes recherches de travail sans grande conviction. En vérité, je n'ai absolument aucune idée de quoi faire dans ma vie. Et ce n'est pas le rendez vous ce matin à l'ANPE qui va aider.
Ma conseillère m'a placée sur une formation d'assistante import-export à l'AFPA et en attendant qu'ils me donnent rendez-vous pour des tests, j'ai été conseillée de ne plus rechercher d'emploi pour ne pas être entravée. Pas que ce métier me plaise plus qu'un autre mais après tout, faut bien faire bouillir la marmite. Et ce n'est pas les salaires dans l'accueil qui abondent dans ce sens. (Mais de toute façon, je ne suivrais pas le conseil : je continuerais à regarder et à envoyer des CVs. Pas moyen de rester sur mon cul à regarder les autres s'activer...)
Je me suis renseignée auprès de plusieurs personnes pour les emplois dans le domaine des autistes (trouble qui m'a toujours fascinée) mais là, encore une fois, j'y songe dans un esprit idéalistique mais je ne sais absolument pas comment ça pourrait être réalisable. C'est comme l'emploi "psychomotricienne". C'est un domaine qui me plairait beaucoup mais quand on voit qu'il faut trois ans d'études, je n'ai plus le temps de me remettre à long terme sur les bancs de l'école. Pas envie de ressortir de l'école à 31 ans et recommencer une carrière. sans compter qu'il faut bien vivre entre temps.
Et tout ça sans compter ma bipolarité. Alors oui, je veux bien essayer de me persuader qu'une fois que je serais stable dans un métier qui me plaît, certains troubles seraient un peu effacés. Mais d'être au top tous les jours dans la joie et la bonne humeur, j'ai du mal à l'imaginer. Surtout que les enfants autistes demandent énormément de don de soi et de dynamisme sans jamais faiblir. Et les résultats ne sont pas forcément faciles à voir...
Bref, c'est la spirale descendante à nouveau. La dévalorisation, le manque de confiance, l'ennui, le tournage en rond sans volonté de continuer...
Quand j'écrivais, j'avais en tête mon Lecteur N°1, mon cher et tendre, en tête. J'étais persuadée que certains passages le feraient hurler de rire, par exemple. Et depuis le début de sa lecture, aucune trace de sourire et encore moins de soupçon de ricannement. Comme il ne veut faire aucun commentaire avant la fin de la lecture, je doute, je me demande si j'ai bien réussi...
L'interminable attente.
Bref, je crois que je vais me remettre à la console, pour oublier. M'abrutir au point de ne plus rien voir. Dormir, jouer, manger, jouer, dormir. Pas que ce soit une finalité maus voilà...
J'ai recommencé mes recherches de travail sans grande conviction. En vérité, je n'ai absolument aucune idée de quoi faire dans ma vie. Et ce n'est pas le rendez vous ce matin à l'ANPE qui va aider.
Ma conseillère m'a placée sur une formation d'assistante import-export à l'AFPA et en attendant qu'ils me donnent rendez-vous pour des tests, j'ai été conseillée de ne plus rechercher d'emploi pour ne pas être entravée. Pas que ce métier me plaise plus qu'un autre mais après tout, faut bien faire bouillir la marmite. Et ce n'est pas les salaires dans l'accueil qui abondent dans ce sens. (Mais de toute façon, je ne suivrais pas le conseil : je continuerais à regarder et à envoyer des CVs. Pas moyen de rester sur mon cul à regarder les autres s'activer...)
Je me suis renseignée auprès de plusieurs personnes pour les emplois dans le domaine des autistes (trouble qui m'a toujours fascinée) mais là, encore une fois, j'y songe dans un esprit idéalistique mais je ne sais absolument pas comment ça pourrait être réalisable. C'est comme l'emploi "psychomotricienne". C'est un domaine qui me plairait beaucoup mais quand on voit qu'il faut trois ans d'études, je n'ai plus le temps de me remettre à long terme sur les bancs de l'école. Pas envie de ressortir de l'école à 31 ans et recommencer une carrière. sans compter qu'il faut bien vivre entre temps.
Et tout ça sans compter ma bipolarité. Alors oui, je veux bien essayer de me persuader qu'une fois que je serais stable dans un métier qui me plaît, certains troubles seraient un peu effacés. Mais d'être au top tous les jours dans la joie et la bonne humeur, j'ai du mal à l'imaginer. Surtout que les enfants autistes demandent énormément de don de soi et de dynamisme sans jamais faiblir. Et les résultats ne sont pas forcément faciles à voir...
Bref, c'est la spirale descendante à nouveau. La dévalorisation, le manque de confiance, l'ennui, le tournage en rond sans volonté de continuer...
Quand j'écrivais, j'avais en tête mon Lecteur N°1, mon cher et tendre, en tête. J'étais persuadée que certains passages le feraient hurler de rire, par exemple. Et depuis le début de sa lecture, aucune trace de sourire et encore moins de soupçon de ricannement. Comme il ne veut faire aucun commentaire avant la fin de la lecture, je doute, je me demande si j'ai bien réussi...
L'interminable attente.
Bref, je crois que je vais me remettre à la console, pour oublier. M'abrutir au point de ne plus rien voir. Dormir, jouer, manger, jouer, dormir. Pas que ce soit une finalité maus voilà...
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