L'apprenti Epouvanteur
Chalut, ch'est encore votre miaouss préféré, Attila.
Aujourd'hui, une critique littéraire, j'ai nommé : l'Apprenti Epouvanteur de Joseph Delayney, édition Bayard Jeunesse.
Il y a des livres comme ça, qui sont écrits pour les jeunes et qui restent pourtant bien accessibles aux adultes...
Tom, un septième fils d'un septième fils, est destiné à devenir Epouvanteur par sa naissance. Au milieu de son adolescence, ce qui était prévu se réalise. Il part en apprentissage pour devenir un Epouvanteur. Sans compter qu'il est aussi le fils de sa mère, quoi que ça puisse bien vouloir dire...
Qu'est ce qu'un Epouvanteur ? Un de ces hommes qui s'occupe des choses qui terrifient tant les gens qu'ils ne peuvent y faire face. Comme métier, ce n'est pas glorieux et les seuls amis qu'on s'y fait, c'est en les achetant.
On y retrouve un monde connu où le grec et le latin font parti du décor. Aussi, les prêtres et l'Eglise telle que nous la connaissons... On dirait une France d'après-guerre ou d'avant... C'est intemporel et en même temps, ceux qui connaissent la vie rude des champs comme "avant" se retrouveront doucement bercés par ce contexte.
Ca ne se passe pas en France pour autant mais dans un pays "autre"...
J'ai beaucoup aimé. Le style n'est pas le plus pur qu'on puisse connaitre, c'est parfois un peu court et pourtant...
Déjà, la couverture est très agréable. Un petit livre noir écrit en doré dessus, ressemblant à une reliure de cuir. J'apprécie énormément ce genre de détails qui donnent la sensation qu'on lit plus qu'un livre.
Ensuite, le terme "jeunesse" me rebutait un peu au début (bien que la mère Kejik se fournit beaucoup dans ce domaine. Elle prétend que les meilleurs livres se trouvent dans cette section car ceux destinés pour les adultes ont un côté trop "je me la péte et je peux écrire des vulgarités sans nom juste parce que je sais que ce sont des adultes qui me liront" Bien sûr, elle n'est pas toujours aussi catégorique, et heureusement mais bon... Bref...) En fait, le terme jeunesse est juste là pour dire que les phrases ne seront pas compliquées. En réalité, l'histoire est un peu plus adulte qu'au premier abord. Ca fait peur (enfin, ouais, faut pas trop déconner non plus mais bon, on parle de fantômes, de gobelins et de sorcières assoifées de sang quand même), il y a de l'hémoglobine et de la tension.
L'intrigue est bien menée et la réflexion faite sur nos attitudes vis à vis de la mort, de la cruauté et de toutes les choses qui nous font peur quand la lumière est éteinte est bien tournée. J'aime bien le point de vue de l'auteur.
Mais ce qui m'a surtout plu, juste après l'histoire en elle même, c'est ce côté "campagne profonde" où les superstitions allaient bon train et où les gosses sont des gavroches aux godillots lourds. La famille maternelle de Kejik est issu de la campagne poitevine, de fermes ovines, et depuis quelque temps, installée dans un hameau campagnard au fin fond de la montagne où on fauche encore le foin à la faux... Un décor sain et paisible mais qui charrie aussi son lot de bêtises... Quoi qu'il en soit, si vous avez connu ce genre de vie à l'ancienne, je pense que ça vous plaira. (C'est un peu le paradis pour chats si on aime le côté "chasse aux mulots" et nuits à la fraîche avec bataille de matous... Perso, je suis bien mieux sur le lit de Mamzelle Kejik à bouquiner ou à mater des films mais là est un autre débat.)
Revenons en à nos mouts-mouts.
Le texte est court et se lit très vite. A peine deux jours pour l'avaler. On y passe un agréable moment et une fois qu'on referme la dernière page, on en a encore envie. C'est pour ça que la mère Kejik va s'offrir cet après-midi les deux autres tomes qui suivent. Pour ma part, si les bouquins n'arrivent pas très rapidement dans mon panier, je peux prédire sans trop me tromper que le canapé va subir de façon très mystérieuse et étonnante, des plaies aux niveaux des coussins et un éparpillement de rembourrage... Sans compter les étranges "miaou" qui égaillent les nuits...
Vous l'aurez compris, un livre agréable et bien cadencé, un petit texte qui se laisse lire sans trop faire cogiter les méninges de façon nébuleuse, une histoire sympathique comme on les aime, l'après-midi au soleil, dans une chaise longue.
Sur ce, je vais aller terrasser ma balle et mettre la pâté à qui de droit en attendant la critique des deux prochains opus.
Aujourd'hui, une critique littéraire, j'ai nommé : l'Apprenti Epouvanteur de Joseph Delayney, édition Bayard Jeunesse.
Il y a des livres comme ça, qui sont écrits pour les jeunes et qui restent pourtant bien accessibles aux adultes...
Tom, un septième fils d'un septième fils, est destiné à devenir Epouvanteur par sa naissance. Au milieu de son adolescence, ce qui était prévu se réalise. Il part en apprentissage pour devenir un Epouvanteur. Sans compter qu'il est aussi le fils de sa mère, quoi que ça puisse bien vouloir dire...
Qu'est ce qu'un Epouvanteur ? Un de ces hommes qui s'occupe des choses qui terrifient tant les gens qu'ils ne peuvent y faire face. Comme métier, ce n'est pas glorieux et les seuls amis qu'on s'y fait, c'est en les achetant.
On y retrouve un monde connu où le grec et le latin font parti du décor. Aussi, les prêtres et l'Eglise telle que nous la connaissons... On dirait une France d'après-guerre ou d'avant... C'est intemporel et en même temps, ceux qui connaissent la vie rude des champs comme "avant" se retrouveront doucement bercés par ce contexte.
Ca ne se passe pas en France pour autant mais dans un pays "autre"...
J'ai beaucoup aimé. Le style n'est pas le plus pur qu'on puisse connaitre, c'est parfois un peu court et pourtant...
Déjà, la couverture est très agréable. Un petit livre noir écrit en doré dessus, ressemblant à une reliure de cuir. J'apprécie énormément ce genre de détails qui donnent la sensation qu'on lit plus qu'un livre.
Ensuite, le terme "jeunesse" me rebutait un peu au début (bien que la mère Kejik se fournit beaucoup dans ce domaine. Elle prétend que les meilleurs livres se trouvent dans cette section car ceux destinés pour les adultes ont un côté trop "je me la péte et je peux écrire des vulgarités sans nom juste parce que je sais que ce sont des adultes qui me liront" Bien sûr, elle n'est pas toujours aussi catégorique, et heureusement mais bon... Bref...) En fait, le terme jeunesse est juste là pour dire que les phrases ne seront pas compliquées. En réalité, l'histoire est un peu plus adulte qu'au premier abord. Ca fait peur (enfin, ouais, faut pas trop déconner non plus mais bon, on parle de fantômes, de gobelins et de sorcières assoifées de sang quand même), il y a de l'hémoglobine et de la tension.
L'intrigue est bien menée et la réflexion faite sur nos attitudes vis à vis de la mort, de la cruauté et de toutes les choses qui nous font peur quand la lumière est éteinte est bien tournée. J'aime bien le point de vue de l'auteur.
Mais ce qui m'a surtout plu, juste après l'histoire en elle même, c'est ce côté "campagne profonde" où les superstitions allaient bon train et où les gosses sont des gavroches aux godillots lourds. La famille maternelle de Kejik est issu de la campagne poitevine, de fermes ovines, et depuis quelque temps, installée dans un hameau campagnard au fin fond de la montagne où on fauche encore le foin à la faux... Un décor sain et paisible mais qui charrie aussi son lot de bêtises... Quoi qu'il en soit, si vous avez connu ce genre de vie à l'ancienne, je pense que ça vous plaira. (C'est un peu le paradis pour chats si on aime le côté "chasse aux mulots" et nuits à la fraîche avec bataille de matous... Perso, je suis bien mieux sur le lit de Mamzelle Kejik à bouquiner ou à mater des films mais là est un autre débat.)
Revenons en à nos mouts-mouts.
Le texte est court et se lit très vite. A peine deux jours pour l'avaler. On y passe un agréable moment et une fois qu'on referme la dernière page, on en a encore envie. C'est pour ça que la mère Kejik va s'offrir cet après-midi les deux autres tomes qui suivent. Pour ma part, si les bouquins n'arrivent pas très rapidement dans mon panier, je peux prédire sans trop me tromper que le canapé va subir de façon très mystérieuse et étonnante, des plaies aux niveaux des coussins et un éparpillement de rembourrage... Sans compter les étranges "miaou" qui égaillent les nuits...
Vous l'aurez compris, un livre agréable et bien cadencé, un petit texte qui se laisse lire sans trop faire cogiter les méninges de façon nébuleuse, une histoire sympathique comme on les aime, l'après-midi au soleil, dans une chaise longue.
Sur ce, je vais aller terrasser ma balle et mettre la pâté à qui de droit en attendant la critique des deux prochains opus.
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