Cartes du monde...
Hier, je terminais le travail tard (19h) et comme les choses se calmaient au comptoir, j'ai sorti mon calepin et mes crayons. Comme je suis en train de définir tout le contexte de "Après...", je me suis mise sur les cartes du monde. Je n'avais jamais fait cet exercice avant, ou du moins, pas vraiment sérieusement. Avec Kejik, je ne savais pas trop où l'histoire allait me mener donc j'établissais les cartes au fur et à mesure que les personnages avançaient. Et tant pis s'il fallait faire des aller retours incohérents ou que Daïa, la planéte, soit très très très grosse et linéaire...
Comme cette fois-ci, l'optique d'écriture est tout à fait différente, plus "mûre" si je peux dire ainsi ou du moins, avec plus d'expérience, j'ai compris l'utilité de faire un plan au préalable. D'ailleurs, ça fait plusieurs jours que je suis sur cette carte !
Pour le dessin en soi, pas facile de faire des contours tourmentés alors que d'habitude, mes grifouillis sont toujours "lissés". Pas évident aussi de ne pas avoir tendance à ce que les continents penchent d'un côté puisque je pars de la gauche vers la droite : le côté gauche est assez bien foutu mais le côté droit devient tout rond et/ou avec une apparence artificielle...
Ensuite, pour les noms de pays, j'étais totallement larguée. Autant, les noms de personnages ne me posent aucun souci : je prends un objet auquel me fait penser le personnage puis je forme des anagrames avec le nom de cet objet... Mais là, bof bof. Heureusement, j'ai reçu l'aide d'une rpg-iste qui m'a refourguée tout un tas de noms qu'elle avait déjà entendus lors de jeux. Evidement, je ne les ais pas pris tels quels, je les ais transformés à ma sauce...
Puis les villes, les climats, la faune, la flore, la population, l'historique... C'est là où je m'amuse le plus. Il me faut un peu de temps pour remettre la machine en route mais une fois que je commence à vraiment me mettre dans l'ambiance, je suis à fond dedans. Je les vois, ces villes, surgir du sol comme des champignons, déserts, détruits, effrayants, avec leurs fantômes, leur ambiance propre, leurs survivants...
Car "Après..." est résolument fantasy mais pas du genre gentillet, petits lapinous dans la forêt... Il se veut angoissant, tripes-nouant, porteur de réflexions... En tout cas, ces heures au travail sont bien pratiques : je n'arrive pas vraiment à écrire mais je met ce temps à disposition afin de peaufiner toute la logistique pour être fin prête en Novembre. Et là, je sens que ça va tapoter le clavier sévére...