Samedi 5 septembre 2009
Juin :
J'ai commencé mon stage.
Premier jour : personne ne m'a adressé la parole. C'était vraiment étrange.
Je n'ai su que deux jours après que c'était le bizutage usuel des nouveaux : être ignoré.
Mais pour tout vous avouer, je l'avais mauvaise : après six mois en formation où j'avais été vraiment mal, j'avais de hauts espoirs pour ce stage, j'avais vraiment l'intention de prouver que je n'étais pas nulle et que je pouvais bien m'entendre avec les autres...
Quand vous levez les yeux de votre écran pour vous appercevoir que vous êtes seule à votre bureau parce que tout le monde est parti en pause clope et que personne ne vous a rien dit... Je vous laisse imaginer.
A cela s'ajoutait que personne ne savait quel était le travail que vous deviez effectuer parce que seul le patron le savait et qu'il était en déplacement...
Internet a été mon kweupain...
A la fin de la semaine, mon bizutage terminé, j'ai commencé à nouer des relations avec les autres et là, ça a été le vrai début...

Juillet-Août :
Je vous fais grâce de tous les rebondissements qu'il y a eu. Juste en quelques mots : objectifs de stage qui changeaient régulièrement, énorme projet de refonte de base de données à faire seule, aucun cahier des charges, fusion de la boîte avec une autre...
A côté de ça : ambiance de travail génial, collégues sympas dont certain(e)s sont devenus de vrais potes et même pour une, amie, reprise de confiance...
J'ai passé trois mois excellents. Enfin, en comparaison avec l'Afpa.
Parce qu'il faut rester réaliste : je n'étais pas au Paradis pour autant mais je renouais avec une vie normale, avec ses petits tracas habituels.
Mais en somme : je me suis vraiment sentie bien.
Il se dit qu'on ne peut pas s'entendre avec tout le monde. Pour la première fois depuis longtemps, je suis tout de même arrivée à relativement m'entendre avec toute la boîte. Et ceux avec qui ça passait moins bien, les relations sont tout de même restées cordiales.
J'ai aussi reparlé à "l'amie de la région". Ca s'est passé par hasard, en réalité.
Nous nous sommes laissées l'été pour réfléchir à si nous avions envie de nous revoir. Mais à dire vrai, je ne crois pas que nous pourrons. Nous échangeons parfois un mail... Je crois que parfois, il faut juste laisser partir les autres, sans chercher à les retenir, non parce qu'on ne les aime plus mais juste parce que la saison s'est terminée et qu'il n'y a plus rien à en dire...
Mon frère, en mission humanitaire au Tchad, est venu me rendre visite. Ca a été un gros choc. Depuis cinq ans nous n'avions pas pu nous caler un moment.
Il est revenu maigre, presque décharné... Je l'ai remplumé pendant quelques jours... Me suis démenée comme une dingue aux fourneaux... C'était bon de le revoir. (Malgré certaines choses dont il n'y a pas besoin de faire étalage)

Fin Août :

J'ai passé mon diplôme... avec succés !!!!
Un projet béton, un oral parfait...
Ca y est : je suis officiellement dévelopeuse logiciel, bac +2, spécialisée en bases de données.
Je peux désormais passer à la conclusion.
Par Kejik - Publié dans : La vie de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009
Avril :
Ma formation a continué avec un nouveau prof en cours de mois ainsi que un nouveaux langages : Visual Basic, Javascript, HTML...
Langages que j'ai bien appréciés mais sans doute beaucoup moins que les bases de données.
Encore une fois, je me suis faite plaisir.
Mon nemesys me foutait la paix, je commençais à bien bosser, je retrouvais des amies avec qui tout se passait bien...
Seule ombre au tableau, une grosse crise avec mon compagnon qui a failli se terminer en rupture. Heureusement, la kynésio a été là pour mettre les choses en perspective.
Egalement, je me suis même faite de nouveaux potes à l'Afpa, en dehors de ma classe. Ils ont été les rayons de soleil de la formation.

Mai :
Projet de fin de formation.
Un désastre.
Nous étions une équipe de 4. Sur les 4, nous étions 2 à réelement bosser. Les deux autres ont fait ce qu'ils avaient envie...
Beaucoup de stress, beaucoup d'empoignades, beaucoup de défaitisme...
En parrallèle, recherche urgente de stage.
Finallement, sur huit modules à présenter en oral, j'en ai obtenu six validés et deux à confirmer (ce qui est bien mieux que deux échecs total, la dernière alternative).
Mais à aussi été le point d'orgue entre mon nemesys et moi. Il a voulu revenir à l'attaque.
Pour la première fois de la formation, j'ai été capable de le remettre à sa place une bonne fois pour toutes.
En gros, il m'a sorti que je devais me remettre en question, que je ne foutais rien et que j'étais incapable d'entendre la critique (pour info, le jeune homme a 22ans, sort de la gendarmerie et veut m'apprendre à moi, 28ans, avec un passé plus que cahoteux ce qu'est la vie...). Ce à quoi je lui ai réponde de façon très calme (après avoir éclaté de rire brièvement): "Ce n'est pas que je n'entends pas la critique ni que je ne sais pas me remettre en question. C'est juste que venant de toi, je n'en ai strictement rien à carrer."
Ca a mis un certain froid dans le groupe où je me tenais.
Personnellement, je me sentais bien, je ne voyais même pas où était le problème.
Mais ce qui m'a le plus étonnée, c'est que je n'ai senti aucune victoire triomphante, aucune satisfaction, aucune revanche... Cela n'avait aucune importance : on avait voulu empièter sur mon espace vital, j'avais mis des barrières à ne pas dépasser, ça en restait à ça. Tout simplement.
J'ai voulu fêter tout cet amalgame : réussite de mon oral, imposition de mes règles à respecter, fin de formation, début de stage trouvé... J'ai appelé cette fameuse amie de la région pour qu'elle vienne avec nous... Je n'aurais pas dû : ça s'est terminé en vraie engueulade.
J'ai mis le holà à cette relation.
Par Kejik - Publié dans : La vie de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009
Février :
J'ai fêté mes 28 ans. Pour la première fois en sept ans, je n'ai rien dit autour de moi à ce propos et j'ai passé un de mes meilleurs anniversaires.
D'habitude, ça se finit toujours en dispute avec mon copain parce que j'attends de lui plus que ce qu'il ne peut donner.
Là, sans stress, nous sommes partis acheter du gâteau et de l'alcool ensemble, nous avons passé la soirée à regarder des films de zombies (de Romero, bien sûr) et ça a été tout simplement génial.
L'année prochaine, je remets ça : je ne préviendrais personne à l'avance, je prendrais juste pour du bonus ce qu'on me donnera d'attention.
Février a été aussi le tournant de la formation. Mon nemesys en classe, assis devant moi, m'a réellement pourri la vie. Jusqu'au point d'orgue où il a sorti à la cantonnade, alors qu'il aidait un collègue derrière moi : "Putain, c'est cool, quand on est assis derrière Kejik et qu'on se retourne, on voit pas sa sale gueule". Tout le monde a éclaté de rire.
Je suis rentrée chez moi en pleurs, j'en ai même fait une crise de nerfs.  Genre celle où on doit vous gifler pour que ça aille mieux. Sauf que personne n'a voulu me gifler, j'ai dû le faire moi-même.
Si vous n'avez jamais expériencé ce genre de truc (vous gifler vous-même), vous ne pouvez pas savoir à quel point c'est... je ne trouve pas les mots. C'est juste quelque chose qu'il ne faut pas faire...
Quand j'étais ado, mon père m'avait forcé à le faire parce que selon lui, si c'était lui qui le faisait (en sachant que j'avais fait une connerie, hein), il me dévisserait la tête. Dans ce cas là, on se sent moins que rien, on est juste une merde digne de rien...
Bref...
Juste pour dire que ce n'était pas une expérience nouvelle pour moi mais qu'au lieu que ce soit réducteur, je venais de fermer une boucle, je venais de me libérer de cet acte adolescent qui me pourrissait la vie... J'avais reproduit cet acte de façon délibérée et salvatrice.
J'ai décidé alors de prendre les choses en main, d'arrêter de me victimiser, de ne plus laisser qui que se soit me gonfler comme mon nemesys le faisait.
Ce que je dois ajouter à tout cela c'est que j'étais également en train de perdre une amie. Ma seule amie sur la région de mon âge avec qui je passais autrefois beaucoup de temps.
J'ai vécu la chose comme une rupture.
Au fond de moi, je me sentais seule, égarée, blessée. je n'avais rien à quoi me raccrocher.

Mars :
Module SQL.
J'ai adoré. Conception Merise, langage SQL-Serveur... Un régal.
De dernière de classe, je suis passée en tête. Les autres gars ne s'intéressaient absolument pas à ce module, moi j'étais dans mon élément.
Le prof de ce module est devenu mon prof préféré, un gars simple, secret, sans langue de pute, posé... Il m'a redonné confiance en moi.
Par dessus ça, je me suis rapprochée de mes vraies amies.
Comme je ne mangeais plus à midi au self, parce que je ne pouvais plus supporter les autres (et qu'ils me le rendaient bien), je me suis mise à bouquiner pendant mes pauses. Terry Pratchett, Stephen King, Robin Hobb, Lynn Flewelling... Je me suis régalée.
J'ai passé aussi pas mal de temps accrochée au téléphone et/ou à MSN.
Alda, la Gouss, Caroline, Miniklochette...
Je me suis rapidement rendue compte que j'avais délaissé des amies qui me manquaient, bien que elles, elles ne soient pas de ma région.
Elles, elles ne m'oubliaient pas, elles ont fait front commun autour de moi.
Je tiens à leur dire merci et combien je les aime.
En parrallèle, j'ai commencé une thérapie par kynésiologie chez une amie avec qui j'avais bossé. Ca m'a fait un bien énorme.
Et puis il y a eu une médiation entre mon nemesys et moi. Médiation qui a failli en venir aux mains... Consensus trouvé : nous devions nous ignorer jusqu'à la fin de la formation.
Par Kejik - Publié dans : La vie de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009
Hé bien voilà, après neuf mois d'absence (oui, oui, je sais, le temps de faire un bébé), je reviens ici poster mon compte rendu... Pas que j'ai de compte à vous rendre mais des fois, on a besoin de poser par écrit tout ce qu'il s'est passé pour faire le point avec soi et pourquoi pas, avec les autres.

Comme vous le savez (ou pas), j'étais en formation à l'AFPA pour faire un niveau III (bac +2 accéléré) "développeur logiciel".
Alors, que s'est-il passé durant tout ce temps ?

Décembre :
Je suis rentrée un petit matin de 15 décembre dans les locaux de l'Afpa. J'avais déjà fait une formation chez eux quand j'avais 21 ans mais à Chambéry.  Tout ce que je peux en dire c'est qu'où soit le lieu de formation, les locaux sont toujours aussi vétustes...
Le premier jour a été assez étrange : seule fille sur 22 élèves, on peut dire que je faisais partie d'une minorité visible ostentatoire. Les gars de ma classe me l'ont rapidement fait savoir. Pas dès le premier jour, vraiment, bien que personne n'avait très envie de faire ami-ami avec moi mais dès la fin décembre, je savais que j'allais avoir du mal.
Nous avons commencé par les algorithmes, un truc sympa de complexité.
Dès le départ, j'étais assise juste derrière un gars avec qui je m'entendais assez bien mais qui avait le même problème de concentration que moi, à savoir que si l'opportunité se présentait, on se dispersait l'un l'autre sur des bêtises qui n'avaient rien à voir avec les cours.
Pas facile.
Puis nous avons eu deux semaines de vacances pendant lesquels j'ai bûché à fond mon retard.

Janvier :
Nouvelle année, nouvelle rentrée, nouveau départ.
Pour l'occasion, je me suis coupée les cheveux. Depuis six ans que je ne l'avais pas fait, j'ai rétréci mes cheveux qui m'arrivaient aux fesses à une hauteur mi-épaules. J'ai du perdre bien deux à trois cent grammes...
J'ai également changé de place en cours.
Réalisant que je devais bosser comme une dingue, je me suis installée dans un groupe de "forts"... C'est là qu'a commencé l'enfer.
Déjà d'une part, j'ai un QI légérement plus élevé que la moyenne. Je ne suis pas habituée à l'effort intellectuel. Alors, n'allez pas croire que c'est par vantardise et esprit de superiorité que je dis ça : c'est juste un état de fait et bien que ce puisse être une facilité pour les études, c'est aussi un énorme handicap pour plein d'autres choses... Par exemple, à force que ce soit facile à l'école, on ne fout rien... Si on n'est pas stimulé intellectuellement, on s'ennuie vite, on bosse à la tête du prof... On a du mal à se faire des amis parce qu'autant tout ce qui est logique paraît relativement simple, tout ce qui est relations sociales paraît une énigme.
Et quand on se retrouve à devoir bosser quelque chose, ben d'un coup, on se rend compte qu'on n'est pas habitué à ça et là, on ne sait plus comment s'y prendre. Oui, Mesdames et Messieurs : je me suis prise une grose claque. On peut dire que ça m'a remise l'ego à sa place. D'un coup, plus rien n'était trop facile.
J'ai détesté le module Java, j'en ai appris les bases mais je redoute ce langage : je suis tout simplement nulle là-dedans. Sans doute avec plus de travail, je pourrais m'y mettre mais je sais que je ne dois pas me leurrer : je ne suis pas assez intelligente dans ce domaine pour l'appréhender avec méthode.
D'autre part, j'ai commencé à me faire prendre en grippe par ma classe. Alors, non, pas par tout le monde, hein : les associaux, les marginaux, les laissés-pour-compte, avec eux, ça passait bien. Mais sur 21, ça se résume à deux personnes, tout au plus. A celà, rajoutez deux personnes qui eux, n'avaient aucune intention de se faire des amis, qui étaient là pour bosser pour eux exclusivement (et ils ont eu bien raison), on peut dire que mon cercle était assez restreint.
Je ne dis pas que j'étais la pauvre petite fille a qui tous les malheurs du monde tombaient dessus sans aucune raison, hein. Bien sûr, j'avais aussi mes torts : dans un environnement exclusivement masculin, je me sentais mal et je suis aussi devenue un tantinet agressive (blagues pourries, toujours sur la défensive...)
Mais les vannes dans l'autre sens on commencé aussi à pleuvoir.
Et je dois avouer que tous ces gars, si on les prend séparément, ce sont des gars tout à fait normaux. Mais en concentration ainsi, ils sont devenus machos, compétiteurs et même plus plutôt mauvais à mon égard.
Je suis rentrée presque tous les soirs en pleurant. Ma consommation de clopes et de joints à doublé.
Mais ce n'était pas encore l'apogée...
Par Kejik - Publié dans : La vie de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 3 août 2009
La remarque de Roanne était intéressante donc ça fait mainenant plus d'une semaine que je me tâte à poster une réponse convenable...
Ben ouais, ch'uis comme ça, je procrastine truc bidule à moooort.

Bon, alors, kékegnevoulaidire ?

Ah oui...

Baissez les lumières, ambiance feutrée, musique zen en fond sonore, ça va philosopher...

Ben en fait, Roanne, pour tout te dire, la nuance entre la réalité et l'écrit me semble très mince. Je ne crois pas que les histoires viennent comme ça, juste parce qu'on a l'imagination fertile. Selon ma petite expérience, mon avis, toussa, toussa, je pense vraiment que quelque part, ce qu'on raconte a vraiment existé quelque part.
Qu'un auteur, ce n'est qu'un messager.
Pourquoi ? Comment ? Dans quel univers ?
Quelle importance ?
Mais n'avez vous jamais eu cette impression, alors que vous écrivez que ce que vous racontez là, ce n'est pas la bonne histoire collée au bon personnage ? Quand vous arrivez dans un "angle mort", vous n'avez pas ce petit picotement qui vous dit "attends, ça, ça ne va pas là, ne mélange pas tout. Reviens juste un peu par ici : tu vois bien, ces deux destinées s'entrecoupent mais elles sont bien différentes..." ?
Moi, si.
Je n'ai pas pu finir Kejik parce que j'ai trop tardé : je me suis laissée dépassée par l'histoire. J'espère un jour renouer le fil mais j'en doute.
Après cette déception immense, j'essaie désormais de ne plus me laisser dépasser ici. Car si on ne raconte pas ces histoires tirées de nul ne sait où, qui s'en souviendra ?
Le devoir de l'auteur est de ne pas laisser sombrer dans l'oubli ce qu'il se passe quelque part, sans qu'il sache où ni quand ni pourquoi...
Alors oui, Roanne, j'ai peur de me laisser dépasser par mon histoire mais pas au sens où tu l'entends. J'ai peur qu'ellene sombre dans l'oubli, c'est tout.
Et j'ai hâte de me faire rattraper par elle(s) aussi souvent que possible.

Par Kejik - Publié dans : L'univers littéraire de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 18 juillet 2009
Vous êtes en train d'écrire un texte sur l'apocalypse du monde tel qu'on le connait. Vous décidez d'y ajouter quelques phrases en anglais alors que vous décrivez une scène où quelqu'un frappe à la porte et que le personnage principal a peur d'ouvrir. La musique : Men at Work, "Who can it be now ?".
Soudain, alors que vous êtes en plein dans l'écriture, plongés que vous êtes dans le suspense, on frappe effectivement à la porte.
Vous ouvrez, pris dans votre normalité normale.
Les témoins de Jéhovah qui vous demandent si vous êtes anglais.
Oui, oui...
Ils vous donnent un tract sur lequel est écrit en grand : "Comment survivrez vous à la fin du monde ?"
Et là, vous vous dites : "Hein ?"

Il y a des jours comme ça où vous savez que ce que vous êtes en train de faire est la bonne chose à faire.
Il y a des signes qui n'en sont peut-être pas... Mais pourquoi pas ?

Par Kejik - Publié dans : L'univers littéraire de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 5 avril 2009
Aaaah, les belles années où on croyait que le temps s'étendait à l'infini et qu'on avait tout son temps devant soi...
Que dalle !
Je cours comme un poulet sans tête en permanence ! (Ceci dit, pas dit que j'ai jamais eu de tête mais c'est un autre débat...)
Voici plusieurs semaines que je veux mettre des articles en ligne, que je procrastinise en permanence mais en ce radieux dimanche, voici les bonnes nouvelles :
- Kejik avance.
- Je commence à comprendre ma tablette graphique et Toshop
- Mon Mojo est reviendu.

Tout ceci mérite qu'on s'attarde dessus.

Ecriture :
On sait que chez moi, l'écriture est aléatoire. Mais j'ai retrouvé mes anciens préceptes qui vous serviront peut-être... J'avais oublié qu'écrire, c'était d'abord pour soi ! Se faire plaisir à soi parce qu'on ne retrouvait pas dans ce qu'on lisait ce qu'on aurait aimé.
Pendant un bon moment, je ne voulais plus lire pour ne pas faire de plagiat involontaire mais en réalité, c'est tout le contraire. C'est justement en bouquinant qu'on retrouve l'inspiration à travers telle ou telle idée qui n'a pas été développé comme on aurait espéré ou qui donne de nouvelles idées, de nouvelles bifurcations.
M'être replongée dans Robin Hobb dans le cycle des Aventuriers de la Mer a été salvateur.
Ne pas se forcer non plus. Plus on rechigne, plus on écrit de la daube parce qu'on se met dans une situation passive : "on attend de moi ceci cela, je vais leur en donner mais c'est bien parce que je suis devenu l'esclave de ma plume que son maître"
Je suis redevenu le maître de mes propres écrits, à mon rythme, à ma volonté.
C'est l'éternel jeu du "Sauras-tu" comme le disait mon maître Stephen King.
Sauras tu sortir Kejik de ce problème ? Sauras tu être convaincante ?
Sauras-tu...?
Le dessin aussi a beaucoup aidé dans cette direction.
Tant que j'attendais fébrilement l'arrivée de ma tablette, je me suis mise à dessiner tout plein pour avoir des supports à mettre en couleur. Au travers des méandres de mon critérium, je me racontais un tas d'histoires. Pourquoi sur telle tapisserie il y avait tels éléments... Parce que ça fait partie des dogmes de Daïa. Ah oui mais alors, lesquels ?
Et hop, l'imagination se met en route.
Sauras-tu... ?

Mon Mojo est revenu. Il s'est pointé un matin à ma porte, un peu dépenaillé, ses vêtements sales mais pas autant que son cou crasseux. Il avait besoin d'une lessive alors je l'ai fait rentrer, je lui ai filé un peu de lait, des gâteaux aux noix et au miel, arrangé un petit lit dans sa maison et j'essaie de l'amadouer pour qu'il reste.
Pour le moment, il lit par-dessus mon épaule, sifflote, fais l'andouille... Mais je préfère ça que son indifférence.
Donc Space Freak, comme je t'en avais déjà parlé, il y aura du neuf pour toi dès que je serais prête.

Pour la tablette graphique et Toshop, je commence à prendre le coup de main pour les calques. Je suis vaguement déçue et irritée parce que je n'ai pas l'impression que ça simplifie tant la vie que ça et que ça bride d'une certaine façon la créativité mais bon, à cheval donné, on ne regarde pas les dents. J'ai des efforts à faire et je m'en tiens là.

Sinon, en ce moment, côté vie : après quelques séances de kynésiologie, je suis beaucoup mieux avec moi même et mon entourage. Ma maniaco-dépression n'est pas une fatalité : la preuve, ça fait plusieurs semaines que je suis devenue plus dynamique, plus maîtresse de moi-même et de mes fluctuations d'humeur. Il y a toujours les soucis de la vie courante et les petites baisses de tonus mais en soi, j'ai l'impression d'être redevenue quelqu'un d'approximativement normale.
Oui, bon, je suis dingue mais ça c'est un état normal chez moi. Maintenant, je suis plus qualifiée d'excentrique qu'autre chose.

Je ne peux m'étendre plus, mes écrits me réclament à corps et à cris. Par contre, dernière précision : je ne m'étendrais pas sur l'écriture dans les prochains mois. A chaque fois que j'écris et que j'en parle, je déverse trop de choses qui font qu'ensuite, je n'écris pas correctement.
Je ne crierais victoire que quand j'aurais atteint mon but.

Vivons heureux, vivons cachés ^^

PS : qui est ce mystérieux mojo qui me laisse des commentaires ?
J'aimerai bien savoir qui se cache derrière ;) 
Par Kejik - Publié dans : L'univers littéraire de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 28 mars 2009
Pour répondre aux quelques commentaires que j'ai eu sur l'écriture : oui, ma soirée célib a porté ses fruits, Kejik reprend du service. Pas comme je le pensais mais c'est ça les méandres de l'écriture, on ne sait jamais dans quels recoins obscures notre imagination va nous porter...

Mais ce n'est pas de ça que je voulais vous parler aujourd'hui.

Ayé ma Wacom est arrivée ! Une belle tablette graphique A4, magnifique, toussa, toussa...
J'ai sauté de joie, j'ai parlé avec une voix haut perchée toute la journée, j'étais surexcitée... Mais la déception a été à la hauteur de ma joie.
Quelques difficultés se sont mises en travers de mon chemin :
- je travaille sous Gimp. Le problème c'est que mon portable se met en surchauffe avec. Et ça, c'est pas kwel ! Il va falloir que je passe un coup d'aspi sur les ouvertures au cas où et que je reformate tout mon pc pour le débarrasser des merdes que j'ai accumulé avec le temps.
- j'ai essayé Photoshop CS3 sur le pc de maison. Impossible de gérer les calques correctement. J'ai été plus proche de la crise de nerfs qu'autre chose.
- j'ai essayé aussi Corel Painter 3 : mon laptop ne le supporte pas. Et ce n'est pas qu'au sens strict du terme : ils se mettent aussi en conflit. Je ne suis pas passée loin de l'écran bleu.

Alors si parmi vous, il y a des pros de Photoshop, n'hésitez pas à me contacter. Rapidement serait un plus.
J'écume les tutoriaux et je découvre plein de choses intéressantes. SAUF ce que je recherche.

J'en appelle à votre bon coeur, m'sieurs dames : sauvez une Kejik de la fureur, que dis-je, du courroux rageur vindicatif... Faites une bonne action ! Mettez vos connaissances à sa disposition !
Aidez la à passer ce cap difficile de la désillusion post-noyel  et vous serez récompensés en images époustoufliflantes !

/me fait passer le chapeau dans les rangs de ses ouailles.

Merci, m'sieurs, dames, vous serez pas déçus...

Gniiiiiiiiiiii, je pète un câble !
Par Kejik - Publié dans : La vie de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 15 mars 2009
Hé bien voilà, il fallait bien que ça arrive...

A chaque fois que je me sens un tantinet douée pour quelque chose, je me lance à corps perdu dedans et ensuite, je le délaisse et quand finalement, j'y reviens, c'est pour constater avec horreur que j'ai perdu mon Mojo.

Pour la fimo, j'en chie, je sais plus rien faire de convaincant avec mes dis doigts...

Pour l'écriture, j'ai beau me représenter des scènes de texte, impossible de les coucher par écrit : tout sonne creux, faux, étrange...

Alors je sais, il me faut de l'exercice... Mais là, je vous avouerais que ces derniers temps, je me demande bien comment faire.
Normallement, quand je suis pas forcément très heureuse avec ma situation, j'ai l'imagination qui s'emballe et me transporte dans d'autres mondes où je m'évade.
Mais là... Rien.

Alors, petite annonce :
Si vous voyez un Mojo courir à travers la ville sans maître(sse), veuillez le recueillir chez vous le temps que je le récupère. Il ne mord pas, est très propre, mange juste les heures perdues (vous ne sentirez pas la différence, promis) et sait se rendre agréable. Seule petite ombre au tableau : en sa compagnie, il se peut que vous ayez des rêves assez étranges. Mais ne vous inquiétez pas : ça s'estompe après le départ du dit Mojo.
Forte récompense promise.

Bon, je vais quand même essayer ce soir de profiter d'une soirée célibataire pour m'y remettre.

(Par contre, niveau dessin, ça va bien mieux ! Dès que j'ai la tablette graphique et un eu d'heures d'entrainement dessus, je vous fais partager ça !)
Par Kejik - Publié dans : La vie de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 28 février 2009
54. Ne réalisez-vous pas combien l’or pèse en vérité ?

Non puis je m'en balance totallement. Kejik ne sera jamais assez riche pour le savoir non plus.


55. Pensez-vous que les chevaux peuvent galoper toute la journée sans se reposer ?

Non.
J'ai fait suffisament d'équitation pour savoir au moins ça. Par contre, si vous prennez une armée de plates...


56. Est-ce que, dans votre roman, un personnage se bat pendant deux heures en armure de plates complète, chevauche pendant 4 heures puis fait délicatement l’amour à une servante consentante dans la même journée ?

Bien sûr : tous les matins avant le petit déjeuner.
Sinon, c'est un petit joueur.
Par contre, pas consentante la servante. Parce que zut, faut bien s'amuser, merde quoi.


57. Est-ce que votre personnage principal a un marteau, une hache, une lance ou toute autre arme magique qui revient automatiquement quand il la lance ?

Si : un shuriken. Pas très pratique à rattraper d'ailleurs.
Pour ça que plus aucun personnage n'a de doigts dans l'histoire.

Non mais, sans déconner...

58. Est-ce que dans votre roman quelqu’un plante une personne avec un cimeterre ?

Non, c'était plus distrayant à coup de plates.


59. Est-ce que quelqu’un plante une personne portant une armure de plates ?

Y en a qui ont essayé. Ils ont eu des problèmes...

60. Pensez-vous que les épées pèsent 10 livres ou plus ?

Non, elles pèsent exactement une demie plate et quelques platons.
Après, je préfère les rapières. Mais bon, ça ou un caillou, hein. L'important, c'est surtout de bien viser.

61. Est-ce que le héros tombe amoureux d’une femme inaccessible, qu’il atteindra plus tard ?

Non. Ce sera un homme.
Et puis il sera toujours inaccessible, au début comme à la fin.

62. Est-ce qu’une large partie de l’humour de votre roman consiste en des jeux de mots ?

Non.
Il est connu que je n'ai pas d'humour. Je préfère les plates.


63. Est ce que votre héros est capable de résister à plusieurs coups de l’équivalent fantasy d’un marteau de 10 livres mais est quand même menacer par une frêle donzelle avec une dague ?

Non.
Les plates sont la réponse à ce genre de problématiques.


64. Pensez-vous qu’il faut, habituellement, plus d’une flèche en pleine poitrine pour tuer un homme ?

Oui si on porte des plates. Après, je ne sais pas mais je présume que non. Mais bon, pourquoi viser la poitrine quand on peut viser la tête ou l'entre jambes ?


65. Ne réalisez-vous pas qu’il faut des heures pour faire un bon ragoût, ce qui en fait un mauvais choix pour un repas « sur la route » ?


Je vous ai déjà parlé du ragoût qui se cuit durant la journée en chevauchée si tant est qu'on porte des plates en plein cagnard ?


66. Avez-vous des barbares nomades, vivants dans la toundra, et consommant barils sur barils de d’hydromel ?

Non.

Mais j'en ai vu qui ne portaient pas de plates. Ils devaient sans doute avoir consommé trop d'hydromel pour être aussi inconscients.


67. Pensez-vous qu’hydromel est juste un joli mot pour remplacer bière ?

Non.
Mais plates, si.
Pis de toute façon, Kejik n'est pas portée sur la beuverie. Elle a d'autres vices.

68. Est-ce que votre histoire implique un certain nombre de races différentes ayant toutes exactement un roi, un pays et une religion ?

Non.

Ils portent tous des plates donc ils sont tous frères.


69. Est-ce que la guilde des voleurs est l’organisation la mieux organisée et comptant le plus de monde dans votre monde ?


Non.
Parce qu'ils ne portent pas de plates.


70. Est-ce que le grand vilain pas beau punit les erreurs insignifiantes par la mort ?


Non.
Il leur confisque juste leur armure de plates.

Non, sérieusement, non, ce ne sont pas des concepts que j'effleure. ^^


71. Est-ce que votre histoire raconte les aventures d’une équipe de guerriers de top niveau qui prennent en chemin un barde nul en combat mais qui joue du luth ?

Non.
Le barde portait des plates. CQFD.

Plus véridiquement, j'avais déjà répondu à ça : ce sont des gens normaux dans une situation anormale. pas de surhomme, ni de surfemme, juste des gens ordinaires.

72. Est-ce que le « Commun » est la langue officielle de votre monde ?

Non. C'est le "Plate".

Bon, ok, j'ai rien trouvé de miuex que le Commun pour le moment. Mais je ne deséspère pas de trouver un truc plus mieux bien.


73. Est-ce que la campagne de votre monde regorge de tombes et de cimetières remplis d’anciens objets magiques que personne n’a pensé à voler durant tous ces siècles ?

Oui et non.
Il y a plein de looting à faire mais c'est pas par manque d'avidité que ce n'est pas réalisable mais juste parce que les objets en question ont quelque peu leur propre façon de penser. Ils aiment se fourrer dans des endroits relativement hostiles et se nourrissent régulièrement de voleurs un peu trop assurés d'eux mêmes.


74. Est-ce que votre livre est, de façon basique, une réécriture du Seigneur des Anneaux ?


Alors là, je ne dirais qu'une chose :
Si je devais réécrire le SdA, autant aller me pendre tout de suite parce que c'est de plus loin le lire le plus emmerdant à écrire et à relire.
Autant le lire me replonge dans des souvenirs de bien-être de mon enfance autant le récit m'emmerde profondément.


75. Relisez cette question et répondez franchement.

Ouais, ouais, j'avoue, toussa, ouais, ouais.

Mais bon, je préfère les plates.
Je vous ai parlé de ma collection de plates d'ailleurs ?
Par Kejik - Publié dans : L'univers littéraire de Kejik - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Présentation

Mes trucs à moi

  • fairyfair3.jpg
  • vamp6.jpg
  • vamp13.jpg
  • princ1.jpg
  • fairyfair9.jpg

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés